— 6 mai au 25 juin 2022

LA NUIT DES LIVRES-PIERRES
Séverine BASCOUERT &
Sammy STEIN

Sérigraphies, céramiques, livres
Edition d’un nouveau foulard en sergé de soie

Sortie de résidence du 7 au 28 février 2022
Création céramique
au Pôle des Arts La Joliverie
sur l’île de Nantes

LA NUIT DES LIVRES-PIERRES

Catalogue d’exposition

Reçus en résidence sur l’île de Nantes au mois de février dernier, les artistes Séverine Bascouert et Sammy Stein, invités par l’espace MIRA ont investi un atelier au Pôle des Arts La Joliverie sur l’île de Nantes. Durant trois semaines le duo a créé des pièces en céramique sérigraphiées pour la préparation de leur exposition La Nuit des Livres-Pierres.
Ce temps de création céramique s’est déroulé en partenariat avec l’Atelier Millefeuilles pour l’émaillage et les cuissons des pièces.

L’exposition La Nuit des Livres-Pierres présente une nouvelle série de sérigraphies, des livres, revues et zines, un foulard en sergé de soie est édité par MIRA éditions pour cet évènement.

Pour la soirée de vernissage Le duo The Brain – Eva & Pascal – sera aux platines, DJ set dès 18H !

Nous remercions vivement :
🌞 François Guibert, Directeur du Pôle des Arts La Joliverie et toute son équipe.
🌞 Caroline Lesaux, Evor et Hélène Delépine de l’atelier céramique MilleFeuilles.
🌞 Pierre Verdon pour la mise à disposition de matériel pour impression à l’atelier de la Bonneterie.
🌞Eva Prouteau et Pascal Lebrain pour leur soutien et bienveillance.

📷 Nicolas Frühauf
.

LA NUIT DES LIVRES-PIERRES

Le titre de l’exposition de Séverine Bascouert et Sammy Stein résonne comme une promesse
d’aventure : amorce d’un scénario énigmatique, il suggère les temps anciens, les messages secrets
gravés dans le roc et les hallucinations vespérales. Cela pourrait être le nom d’un film du
cinéma bis fantastique, ou d’une série télévisuelle légendaire, comme les Mystères de l’ouest,
dont le titre de chaque épisode commençait par La Nuit : La Nuit de l’oeil mémoire,
La Nuit de l’élixir de diamant, La nuit de la ville sans voix… Bref, avec un tel titre, on s’attend à
quelques frissons, des effets spéciaux vintage et de la sensualité.

DANS LA PYRAMIDE, ENTREZ SANS FRAPPER
Au centre de l’exposition se dresse une pyramide à degrés, construction pyramidale à faces
en forme d’escalier géant. On trouve traditionnellement ces architectures chez les anciens
Égyptiens ou les peuples précolombiens : écrins funéraires ou temples solaires, elles étaient
conçues comme une sorte d’ascenseur céleste, qui devait faciliter le passage dans l’au-delà
et la renaissance. Cette monumentalité est reproduite à échelle réduite dans l’espace Mira,
un geste à la fois mégalo et modeste, un peu comme si on entreprenait de refaire la grotte
de Lascaux dans sa cave. Cela renseigne sur un certain état d’esprit, DIY et empirique, qui n’a
pas peur de s’attaquer aux symboles. Ici, la pyramide devient une étagère. Y sont disposées
de nombreuses céramiques, réalisées pendant la résidence de Séverine Bascouert et Sammy
Stein sur l’île de Nantes.

OÙ SOMMES-NOUS
Les oeuvres tracent les contours d’un continent imaginaire cohérent, constitué entre autres :
D’espaces souterrains, enfouis ou cachés
De territoires oubliés
De refuges qui n’en sont pas
De silence
De phénomènes météorologiques simples
De métamorphoses de la matière
De sentiments humains projetés sur les éléments naturels
De musique tellurique
De légendes sylvestres
De gestes de modelage
De multivers
De temporalités géologiques
De mélancolie.

VISITE GUIDÉE
Dans l’exposition, le texte accompagne souvent l’image, dans les céramiques comme dans les
sérigraphies. Il est lapidaire, elliptique, laconique. Il s’en tient fréquemment à l’énoncé d’un titre
programmatique. Ces présences succinctes orientent pourtant la lecture des objets, et invitent
à imaginer des récits plus amples, à compléter. Dans un article publié dans l’ouvrage De nouveaux
sillons, l’artiste Louise Aleksiejew s’interroge sur la voix off que l’on pourrait imaginer
pour ces textes qui accompagnent les images de Sammy Stein : « Les voix de Sammy Stein
sont bienveillantes. Agentes de médiation, elles canalisent notre attention et nous guident dans
l’exploration d’un paysage, l’histoire d’un individu, la visite d’une exposition.
Elles sont posées et assurées, elles savent de quoi elles vont nous parler, nous qui ne savons
rien. Nous lâchons prise ; nous faisons confiance. […] Les phrases courtes et poétiques, hypnotisent
doucement. […] Le récit s’émancipe de son besoin d’action, d’aventure, de progrès. Il ne
relate plus l’évolution d’un corps physique dans un espace concret, mais devient le support de
déambulations métaphysiques. »1

MÉMOIRE CÉRAMIQUE
La pratique de la céramique est une aventure nouvelle pour Séverine Bascouert et Sammy
Stein, qui s’y adonnent expérimentalement depuis une année. Technique ancestrale qui a
traversé les couloirs du temps, la céramique est affaire de température, d’une certaine météorologie:
du chaud qui produit du froid, une matière en fusion qui se fige dans le souvenir
d’un processus. Formellement, les objets qui peuplent La Nuit des livres-pierres demeurent
assez primitifs, ébauches bosselées fidèles à leurs origines telluriques et brutes. A contrario,
leur surface brillante, issue d’un émaillage laiteux aux reflets colorés délicats, les dotent d’une
préciosité paradoxale. Sérigraphié sur cette couverte, le texte leur assigne parfois une autre
dimension temporelle : celle des livres imprimés ou des objets-souvenirs, patinés et surinvesti
de référents culturels. Entre tradition et folklore, ces souvenirs de voyage précieusement choisis
cristallisent un éventail d’émotions visuelles et transmettent les perceptions de l’exotisme,
spatial ou temporel. Ces objets ne peuvent pas être trop lisses, trop bien façonné ou aux couleurs
trop franches : imparfaits et fanés, ils ont plus d’authenticité. Et leur corps de céramique
les leste d’une mémoire supplémentaire.

PIERRES PLANANTES
Dans les sérigraphies sur papier, des récits se composent en écho ou en miroir : on y recroise
des toiles d’araignée et des fossiles, des livres et des parchemins, des paysages souterrains
et des architectures en ruine. Des cordes enchevêtrées relient les étapes du voyage ou les
embrouillent, au choix. Le processus de composition des dessins de Sammy Stein est caractéristique:
dans l’espace bidimensionnel de la feuille, il insère des vignettes rectangulaires
ou ovoïdes, similaires aux pop up qui s’affichent en superposition d’une première fenêtre de
navigation internet. Ces formats surgissants introduisent des effets de perspective et animent
le rythme de lecture, en cassant toute routine linéaire. En filigrane, ces superpositions de plans
flottants rappellent le mouvement musical de la vaporwave 2, dont le pendant visuel fut surnommée
A E S T H E T I C : une esthétique techno-surréaliste, pur produit de la contre-culture
internet, hypnotique et virtuelle, flottant dans les limbes qui séparent la conceptualisation de la
création. Dans cette ambiance onirique que la fragilité du trait de Sammy Stein amplifie, même
les pierres paraissent flotter.
Quant aux couleurs, qui combinent les encres mates et pailletées, elles enrichissent la profondeur
des compositions : Séverine Bascouert en travaille la complémentarité, pour des circulations
chromatiques qui gagnent en douceur.

KALÉIDOSCOPE SOYEUX
Conçu à partir d’une oeuvre originale de Sammy Stein, un nouveau carré de soie vient enrichir
la collection de foulards d’artistes initiée par Mira Éditions. L’artiste a imaginé une composition
cloisonnée : elle rappelle les vues kaléidoscopiques, qui se réfléchissent sur un jeu de miroirs,
et produisent d’infinies combinaisons de motifs. Peuplé de paysages tout droit sortis des objets
en céramiques présentés dans l’exposition, ce foulard synthétise le périple parcouru dans La
Nuit des livres-pierres. Lisible dans tous les sens, ce grand tableau décrit la saga du mouvement,
de la métamorphose de la matière et des récits épiques qui l’accompagnent. La succession
rapide et changeante de couleurs travaillées en dégradés subtils renforce la sensation
d’une lumière ondoyante et fantastique, qui fait définitivement basculer chaque scène représentée
dans le domaine du rêve et de la fable visionnaire.

Notes :
1 – De nouveaux sillons, Ensad Nancy, 2021. Direction éditoriale : Jean-Philippe Bretin.
2 – Née dans le bouillonnement de la scène musicale électronique expérimentale des années
2000, la vaporwave s’affilie à l’artiste Daniel Lopatin, aussi connu sous le nom d’Oneohtrix Point
Never, qui publie en 2010 l’album Eccojams Vol. 1 sous le pseudonyme de Chuck Person: un
assemblage étrange et hypnotique de samples des années 1980, 1990 et 2000, ralentis, répétés
en boucle et parsemés de bruitages typiques des technologies de l’époque.

Eva Prouteau, critique d’art

MUTATIONS

L’œuvre protéiforme de Pascal Proust est habitée par les phénomènes de transfert et de traduction : dessins transposés en maquettes, utopies géographiques traduites en tapisseries, en empreintes photographiques prolongées graphiquement ou en volumes architecturaux. Ces processus de transformations opérent par glissements d’un langage à un autre, d’une forme à une autre, d’une échelle à une autre. Les continents de l’imaginaire organisent ici une forme de dérive.
Au centre de l’exposition, présentés sur socle ou posés au sol, des volumes architecturaux déploient leur esthétique minimale, structurés autant par leurs vides que par leurs pleins. Tous semblent appartenir au même espace-temps, peu situable, entre archaïsme et accents sci-fi, implacable géométrie et organicité diffuse. Ils apparaissent à la fois autarciques et habitables mentalement, et rappellent parfois les déclinaisons orthogonales dépouillées de Malevitch. Pascal Proust introduit la notion d’autonomie formelle dans le processus même de construction de chaque micro-architecture, envisagée comme un origami de métal : l’artiste dessine, puis procède par découpe laser et pliage de la feuille de métal initiale.
Dans une logique d’assemblage, il réinvestit parfois le squelette de ses découpes (mis habituellement au rebut) dans la construction, pensée donc sur le modèle d’une économie circulaire.

ROUGE TSCHUMI

L’éclatante couleur rouge qui laque une partie de ces sculptures renvoie à l’histoire récente de l’architecture, et plus précisément aux Folies de la Villette, ces pavillons conçus par l’architecte Bernard Tschumi en 1983 pour la création du grand parc parisien, et dont la couleur fétiche, ce rouge reconnaissable entre tous, est ici reprise par Pascal Proust. L’artiste est aussi attaché à l’élaboration de ces architectures : toutes conçues sur le principe de déclinaison d’un cube rouge de 10,8 mètres de côté, elles sont plus ou moins ajourées, et laissent apparaître une structure de 27 cubes plus petits, de 3,6 mètres de côté. Leur nom générique renvoie par ailleurs aux Folia baroques, variations musicales sur une basse immuable conçues vers 1700, aux folies des jardins du XVIIIe siècle, fabriques extravagantes ou pittoresques à découvrir au détour d’une promenade, mais aussi au nom commun folie. Autant de strates référentielles qui nourrissent le substrat des architectures-sculptures de Pascal Proust.

ACCORDS CORTEN

D’autres sculptures arborent les douces variations chromatiques de l’acier corten, un acier vivant composé d’alliage de cuivre, chrome, nickel et phosphore, qui évolue dans le temps et sur une période variable selon les conditions d’exposition de la matière. En utilisant l’acier corten qu’il fixe au cirage lorsque la teinte s’est patinée selon ses vœux, Pascal Proust introduit une dimension plus organique, avec des textures moins lisses et des variations qui vont de la peau de pêche à la rousseur safranée. L’aspect brut et dépouillé de ces œuvres s’allie à leur capacité traversante, pliages-reliefs qui invitent à la circulation du regard et aux dialogues harmoniques des architectures entre elles.

VILLES INVISIBLES

C’est au cours de sa dernière résidence en Norvège en 2019, dans la ville de Stavanger, que Pascal Proust fixe le protocole qu’il prolonge dans l’espace Mira : à partir de captations photographiques du territoire urbain, l’artiste produit des empreintes, transferts d’images qu’il enrichit ensuite au Rotring, avec les appareils de dessin d’architecture. La ville s’hybride et devient une image de la complexité du monde, comme dans le roman d’Italo Calvino intitulé Les Villes invisibles : « Les villes comme les rêves sont faites de désirs et de peurs, même si le fil de leur discours est secret, leurs règles absurdes, leurs perspectives trompeuses ; et toute chose en cache une autre. »
Dans chaque composition, le dessin permet de multiples extensions et rebonds imaginaires, parfois en total décalage avec la réalité : les silos en bord de Loire, longés de rails de chemin de fer, se muent en locomotive, ici le modèle futuriste 12 004 que l’auteur de bande dessinée François Schuiten met au centre de son album La Douce, publié en 2012. Là, une grue enjambe le paysage. Ailleurs, les Silos du port de Saint-Nazaire, porteurs de l’installation de Felice Varini (Suite de triangles, 2007) deviennent des embarcations aux voiles rouges, en hommage aux aplats de Franco Costa, peintre officiel de l’America’s Cup. Par analogie encore, la Tour Lu devient phare, le château de Nantes, entouré de douves, l’île de Versailles et l’île aux palmiers du Jardin des plantes de Nantes se métamorphosent en archipels connectés par d’inédites liaisons maritimes.
Dans une approche précise des techniques, entre transfert photographique, dessin et linogravure, l’artiste transforme le réel en labyrinthe urbain, joue avec les formes et les contours d’une carte, avec les découpes d’un paysage industriel ou la frange d’un horizon.

CITÉES TISSÉES

Dans le film d’anticipation d’Alex Proyas intitulé Dark City, la ville se reconfigure chaque nuit, les quartiers se déplacent et les rues se reconnectent, de nouveaux édifices apparaissent aussi. Ce fantasme de la reconfiguration innerve les quatre Cités tissées présentées par Pascal Proust au mur : quatre grandes tapisseries qui raccordent les humains entre eux, mais aussi les paysages naturels, les réseaux routiers, les fleuves, les villes et leurs architectures. Elles renvoient à l’idée d’utopie – au sens étymologique ; non en tant que structures parfaites mais en tant que topographies abstraites, élaborées par l’esprit et ne se trouvant nulle part. Au centre de chaque composition, un médaillon emblématique donne l’impulsion : l’île Utopia de Thomas More, la cité éphémère du Burning Man, ou encore la bibliothèque infinie inspirée d’une nouvelle de Jorge Luis Borges. Autour, des maillages de lignes qui combinent des cartes réelles (celle de certains fleuves, grandes cités, bibliothèques ou déserts) à une mise en relation idéelle. L’artiste refait le monde, en tentant peut-être de pallier cette pathologie contemporaine du lien, si paradoxale dans un monde ultra connecté. Ces liens se matérialisent dans la technique même du coton tissé, dont la couleur et la trame s’accordent chromatiquement à l’iconographie de chaque tapisserie. Entre voyage et immobilité, réel et imaginaire, passé et avenir, vide et prolifération, les mondes imprévisibles de Pascal Proust rendent enfin un hommage au dessin, champ en extension qui colonise toutes les formes et les surfaces de l’exposition.

Éva Prouteau, critique d’art

Crédit photo: Germain Herriau et Mira pour les sculptures Folies rouge et corten

AU FOND, DOUCEUR ANTIQUE
Dans le flou, toujours, l’artiste convoque la mémoire et les traces du passé, et ces enjeux mémoriels s’articulent fortement avec des questions de matérialité et de techniques. Toute une partie de l’exposition présentée à l’espace MIRA explore la question des collections à jamais perdues, dilapidées au fond de l’eau. Enfant, l’artiste était fasciné par les reportages de plongées en grande profondeur, ces images où les plongeurs manipulent des objets bousculés dans leur grand sommeil, et le moment critique où l’objet remonte à la surface, est déposé sur le pont du bateau et nettoyé de ses scories sous-marines. Poétique et magique, l’image de l’objet oublié laisse la place à une réalité brutale et crue.
Dans l’exposition, la série des visages antiques, très doux, revisite ce souvenir : les visages surimposés y vibrent, comme lorsqu’on nage les yeux grands ouverts sans lunettes de plongée. Pour obtenir cet effet tremblé, l’artiste a dû sortir de sa zone de confort graphique, et aller vers une économie du dessin, dans un geste plus brusque et instantané.
Ces compositions stratifiées rappellent assez directement les merveilleuses Transparences de Francis Picabia : ce dernier, pour éviter l’ennui que lui cause les tableaux qui lui apparaissent « comme congelés en surface immobile », multiplie entre 1924 et 1932 les compositions en couches multiples, qui défient la perspective traditionnelle pour créer ce que Marcel Duchamp décrira comme une «troisième dimension sans recours à la perspective». Dans le même état d’esprit, Jérôme Maillet fait danser les lignes : les cinq plaques de verre sérigraphiées d’Éclipse II, disposées dans un caisson en bois, prolongent ces jeux de feuilletages, avec des points de focales et des percées dans la matière, pour combiner des phénomènes de transparences aux phénomènes d’occultation, association entre le visible et l’invisible, entre le temps et l’espace.

ECLIPSE 70x100cm / sérigraphie 6 passages / 12 ex. / papier Old Mill 350gr

GRANDE BLEUE
Face à l’océan, à le regarder pour le représenter, Jérôme Maillet s’est souvent posé la question de la fragmentation : comment amener plusieurs lectures sur cette immense masse à la fois trop simple et hyper complexe ? La couleur joue un rôle important dans cette traduction des variations infinies du motif marin. Ainsi, de même qu’il incorpore dans la nature même du dessin les perceptions visuelles éprouvées dans la matière marine, l’artiste multiplie les approches chromatiques, avec des nuances subtiles de verts, de bleus, de terre d’ombre et de contours noirs. Du bleu céruléen à l’émeraude, de l’aigue-marine au vert opaline, l’exposition imprègne l’ensemble des paysages de ce nuancier étendu, et trouve peut-être son point d’orgue dans le foulard Abysses, délicate association de bleu nuit, vert menthe à l’eau et ivoire. Un carré de soie qui serait comme un coin où se blottir au calme, dans un cocon minéral et végétal, en immersion dans la couleur.

Éva Prouteau, critique d’art

Foulard ABYSSES  85x85cm / impression au cadre par Pierre Verdon / 3 passages / 50 ex. / sergé de soie 72gr tissé en France  / finitions roulotté main / MIRA éditions

Les oeuvres multiples et le foulard sont disponibles à la vente sur l’eshop.

Eshop

Abysses

Nous sommes heureux de vous présenter l’ exposition A b y s s e s de l’artiste Jérôme MAILLET,
du 25 novembre 2021 au 26 février 2022 à l’espace MIRA.
L’artiste y présente une nouvelle série de dessins et de sérigraphies sur papier, verre et soie.
Pour cet évènement, MIRA éditions est heureux d’éditer un nouveau foulard en sergé de soie, à partir d’une création de l’artiste,
imprimée au cadre par l’artisan sérigraphe Pierre Verdon de l’atelier Parades à Nantes.

Un concert de du groupe Mohair prévue le 16 décembre est reporté au 25 février 2022, pour une soirée rock – psyché – wool !!

ABYSSES

Matières et paysages mouvants.
Instantané où l’horizon et la profondeur se choquent.
Vision trouble de ce qui semble connu.
Déceler alors des formes de paysages qui prennent place dans des profondeurs aléatoirement lumineuses.
Obscurité.
Immersion dans un abyssal décor où se déploie une collection perdue.
Matières et paysages immobiles.

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Séverine Bascouert & Sammy Stein

Séverine Bascouert et Sammy Stein collaborent sur de nombreux projets.
En 1997, Séverine Bascouert fonde l’Institut sérigraphique, un atelier qui a privilégie l’expérimentation de la technique sérigraphique,
en collaboration avec de nombreux artistes. Son expertise l’a progressivement amenée à diversifier les formats et les supports (papier, bois, tissus, céramique) et à préciser la finesse des nuances permise par la sérigraphie. Dans l’élaboration de transparence ou de dégradé, dans les superpositions de couleurs ou la fabrication des encres et des pigments, elle innove en quête de solutions techniques. Cette créativité lui confère depuis des années un statut particulier : dans le partenariat et la recherche, elle devient co-créatrice des images, dans l’hybridation d’une technicité artisanale et d’une réflexion artistique.
Quant à Sammy Stein, il lie une pratique intensive du dessin à une remise en question persistante du système graphique ou narratif propre à la bande dessinée. Dans ses récits, la forme fluctue en fonction du fond : qu’il aborde le thème du paysage, de l’espace et du temps, des objets, il poursuit une recherche attentive sur la lecture des images, la narration, la composition. Publié dans de nombreuses revues et autoéditions, il affectionne les résidences et l’inspiration née in situ. Il est également éditeur de Collection, revue consacrée au dessin contemporain, et co-fondateur de la revue de bande dessinée Lagon, avec Séverine Bascouert, Jean-Philippe Bretin, Alexis Beauclair et Bettina Henni.

À l’issue d’une résidence initiée par l’espace Mira, Séverine Bascouert et Sammy Stein dévoilent
un ensemble de pièces inédites réalisées à quatre mains, à l’occasion de l’exposition La Nuit des livres-pierres.
Sur place, une série de publications sera également disponible au public, dont le tout dernier livre édité par le duo : Puntorrent, le récit en mots et en images d’une turbulente épopée estivale.

Eva Prouteau