Guillaume Colussi

Artiste peintre
Nantes

Peinture sur fibre de verre


Ni derrière, ni devant – mais au cœur d’un itinéraire qui s’établit dans la dissimulation du combat entre l’artificiel et l’organique, la chose construite et l’apparition, le modèle contraint et l’autonomie, et qui ne rend au geste sa précision que par crainte de froisser la beauté. Ce qui se construit ici est le mouvement musical de la géométrie.

En l’occurrence, Guillaume Colussi ose dégrader l’un des symboles de l’absolu, le monochrome, en le précipitant dans le sombre abîme du temps. En stigmatisant, il incarne. C’est depuis cette tension (cette refonte), celle d’un regard contemporain sur la modernité, qu’il convient d’aborder le travail du peintre.
Abolissant ainsi ce que d’autres auraient voulu comme contradictoire, c’est-à-dire une peinture graphique qui ne produirait pas l’émancipation de ses propres formes, qui ne se livrerait pas entièrement à l’interprétation de son public, Guillaume Colussi démontre ici que l’effacement de l’artiste face à son œuvre reste dans le monde de l’immédiateté la dernière incarnation du sens.

“Ce qui se construit ici est le mouvement musical de la géométrie.”

Peinture acrylique sur papier fibre de verre 120 g / 30 x 40 cm.

“ La lumière explose la forme. La peinture fait image. ”

Les œuvres sur fibres de verre conduisent le travail jusqu’à l’acte minimale. Quand il n’y a plus rien, il y a la couleur. Mais troublée par le geste, qui lorsqu’il est liquide enlève et révèle, lorsqu’il se pigmente ajoute et crée, infuse l’accident matériel de l’intime. Un retranchement des formes jusqu’au silence. Cette abstraction ainsi délivrée figure la lumière. La lumière explose la forme. La peinture fait image.

Peinture acrylique sur papier fibre de verre 120 g / 30 x 40 cm

Guillaume Colussi

Né à Troyes en 1978, il vit et travaille à Nantes.
Autodidacte, il s’immerge en 1999 une année entière dans le microcosme de deux peintres contemporain.
De là, il exerce son œil critique, acquiert ses premières techniques picturales et décide de s’y consacrer pleinement.
Année après année, sa pratique le conduit vers un minimalisme où la lumière est représentée de manière de plus un plus affirmée.
Il s’installe à Nantes en 2000 et sera en 2001 l’un des trois lauréats du « prix de la création artistique de Bretagne ».
Dès lors, il participera à ses premières expositions collectives et personnelles en France et gagnera en 2015, le « Grand prix de peinture de la ville de saint Grégoire » ( 35).